Ostéopathie, ostéopathe, questions, dysfonction, douleur

Voici les différentes questions auxquelles cette section répond :

  1. L’ostéopathie, c’est quoi ?
  2. Qu’est-ce qu’une dysfonction ostéopathique ?
  3. Qu’est ce qu’une douleur projetée et une douleur référée ?
  4. Quelles sont les différentes techniques utilisées ?

 

 

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L’ostéopathie, qu’est ce que c’est ?

Une de toutes premières questions à laquelle les « profanes » à l’ostéopathie trouveront une réponse.
L’ostéopathie est une méthode thérapeutique fondée sur la connaissance de l’anatomie et de la physiologie. Son but de restaurer les conditions optimales de l’homéostasie, base de la santé (capacité d’auto-guérison du corps). Pour cela, l’ostéopathe décèle donc les pertes de mobilité  qui peuvent être à l’origine de troubles fonctionnels et de douleurs.

L’ostéopathie consiste, dans une compréhension globale du patient, à prévenir, diagnostiquer et traiter manuellement les dysfonctions de la mobilité des tissus du corps humain susceptibles d’en altérer l’état de santé.

Registre des Ostéopathes de France (ROF)

 

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Qu’est-ce qu’une « dysfonction ostéopathique » ?

La dysfonction ostéopathique se définit par toute perte de mobilité. Le travail de l’ostéopathe est donc de rechercher et corriger ces pertes de mobilité.
Partout où une structure  est voisine d’un vaisseau  il y a possibilité de compression. Cette compression entraine localement une stase des liquides, perturbant la fonction de l’organe nourri par ces vaisseaux. L’organe devra donc fournir plus d’effort pour un même résultat. Ce qui à la longue, perturbera d’autant plus sa fonction. Des adhérences vont se créer, diminuant la mobilité. Le cercle vicieux est ainsi bouclé.

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Qu’est ce qu’une douleur projetée et une douleur référée ?

Nous pouvons distinguer deux types systèmes nerveux : le système nerveux central dont le rôle est d’intégrer et de coordonner les informations reçues, et le système nerveux périphérique (nerfs et ganglions nerveux), dont la fonction principale est de transmettre les informations entre les organes et le système central.

Pour comprendre ces douleurs, il faut comprendre aussi les systèmes nerveux autonome et somatique. Le système somatique correspond au système nerveux sensitif/sensoriel (permettant la sensation), et au système nerveux moteur (permettant les mouvements volontaires).
Le système nerveux autonome est quant à lui est responsable des fonctions automatiques de l’organisme (digestion, rythme cardiaque, transpiration …) et se distribue donc à tous les viscères.

Maintenant, qu’est ce qu’une douleur projetée ?

Une douleur projetée, c’est une douleur créée par la compression de la racine d’un nerf (l’émergence de ce nerf). Le nerf peut être comprimé par une hernie discale, une masse tumorale, un spasme musculaire, un conflit fascial  …
Cette douleur peut être ressentie sur tout le trajet de ce nerf ou seulement sur une partie du trajet : c’est le cas des douleurs types « sciatiques » ou des « névralgies cervico-brachiales ».

Qu’est ce qu’une douleur référée ?

C’est une douleur ressentie à distance de son origine, qui est dûe à un défaut d’interprétation par le système nerveux central. Vous voulez en savoir plus ?
Prenons un exemple : il est connu qu’une personne souffrante d’une pathologie cardiaque puisse ressentir des douleurs dans le bras gauche plutôt qu’au niveau du cœur : c’est une douleur référée.

L’information « douleur » transite jusqu’au système nerveux central qui analyse cette information en tant que telle.

Là où le bât blesse, c’est premièrement que les nerfs qui transmettent les différentes informations (viscérales et somatiques) convergent et émergent du même « segment » de moelle épinière. Les informations se croisent !
Deuxièmement, l’encéphale discrimine mal les douleurs d’origine viscérales par rapports aux douleurs somatiques. C’est-à-dire que les douleurs viscérales sont nettement moins bien perçues que les douleurs somatiques, et n’apparaissent qu’après un seuil élevé de tension.

Ainsi, l’encéphale se retrouve donc face à un dilemme. Attribuer l’information « douleur » à l’épaule ou au cœur ? Nous préférons souvent la solution « somatique », de facilité. Nous attribuons donc cette douleur à l’épaule, alors qu’elle est saine et que l’origine douloureuse est à distance du ressenti.
Les exemples de douleurs référées sont multiples et variés : dorsalgie avec cause gastrique, lombalgie avec une cause type colopathie fonctionnelle …

L’ostéopathe discerne l’origine de la douleur et adapte son traitement à la zone véritablement en souffrance.

 

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Quelles sont les différentes techniques utilisées ?

  • Techniques viscérales

Ces techniques visent à redonner de la souplesse et à s’assurer de la bonne perfusion des différents tissus :

  • de la cage thoracique, avec le coeur et les poumons
  • de la cavité abdominale, avec le tube digestif, les organes de la digestion et le système rénal
  • du caisson pelvien, avec le système génito-urinaire.

Ces manipulations s’intéressent autant à l’organe lui même, qu’aux tissus qui entourent cet organe, qu’à ses moyens de fixité, qu’à sa perfusion, et qu’à l’environnement de l’organe au sein de sa cavité.
Un organe peut perdre de son élasticité et de sa mobilité à la suite de traumatismes, d’opérations chirurgicales, d’infections, mais aussi à une mauvaise alimentation (comme par exemple la stéatose hépatique).

Les manipulations viscérales intéressent l’ostéopathe par ses répercussions sur l’ensemble du corps.

  • Techniques crâniennes

Les techniques crâniennes intéressent la boîte crânienne dans son ensemble.
Un certain nombre de tensions peuvent naître depuis les différents segments osseux qui composent le crâne. Ces tensions s’expriment localement par des otites, sinusites, migraines, ou des troubles digestifs … Très utilisées chez le nourrissons puisque le crâne n’est pas encore ossifié, elles peuvent s’avérer aussi pertinentes dans les dysfonctions chez l’adulte, contre de nombreux troubles (du sommeil, céphalées, certains types de vertiges fonctionnels, infections ORL …).

  • Techniques fonctionnelles

Leur principe est de travailler par le mouvement en synergie avec les différents tissus du corps et la respiration du patient. Ces techniques visent à obtenir un relâchement total afin de laisser s’exprimer une correction spontanée. En totale adéquation avec le principe d’auto-guérison, si cher au principe d’homéostasie des ostéopathes.

Concrètement, l’ostéopathe mobilise le tissu et le maintient dans les directions ne présentant pas de dysfonction, en « exagération lésionnelle« . Accompagné d’une respiration adaptée du patient pour accroitre l’efficacité de la technique. Ce qui permet au corps d’induire sa propre correction.

  • Techniques fasciales

Les fascias sont de très fines membranes constituées de fibres qui enveloppent toutes les structures du corps. Structurés en réseaux, ils relient donc entre eux toutes les structures du corps. Il existe différentes techniques de traitement des fascias qui sont cependant pour la plupart des techniques douces. L’utilisation de techniques sur les points Trigger en fait partie.

  • Techniques myotensives

Le principe des techniques myotensives ou « d’énergie musculaire », se base sur l’équilibre des groupes musculaires. En effet, l’ostéopathe utilise des contractions et des relâchements musculaires pour libérer les tensions générant une perte de mobilité. Ces techniques permettent donc de redonner de l’amplitude et de la souplesse aux tissus. Il existe plusieurs types de contractions musculaires utilisées, selon l’effet voulu.

  • Techniques de TOG

Le Traitement Ostéopathique Global utilise des techniques de manipulations articulaire douces dans toute l’amplitude d’une articulation. Il est ainsi très utilisé, notamment chez les seniors afin de regagner de la mobilité sur des articulations souvent atteintes de pathologies dégénératives.

  • Techniques de « thrust »

Le thrust ostéopathique est une mobilisation articulaire de faible amplitude, et de haute vélocité.

Lors d’un thrust, le mouvement que nous impulsons à l’articulation reste dans les limites physiologiques. Ainsi, le craquement qui peut avoir lieu est dû à un appel de vide dans le liquide synovial à l’intérieur de la capsule qui entoure chaque articulation.
C’est donc la rapidité d’exécution et non la force qui provoque le bruit. De plus, le bruit ou son absence ne signe pas la réussite de la technique.

Toutefois, la question de la dangerosité de ce type de manipulations se pose. L’ostéopathe se réfère à des tests, afin de contrôler si la technique est contre-indiquée ou non.
Ainsi, un ostéopathe bien formé veillera scrupuleusement à respecter les tissus dont il prend soin.